![]() |
| Dracula Revue de Presse |
|
La rumeur d'un festival
17-07-2010
Un Dracula frais comme le bon sang
Une version remasterisée que ce Dracula, mis en scène par Damien Gandolfo au Théâtre de l’Oulle. On connaît tous le mythe Dracula, on en apprécie ou pas la symbolique… Ici, nous avons à faire à un Dracula léger, sans effusion -sans jeu de mots- mais non sans idées. Guy Simon en est l’incarnation sans ostentation, un comte réactualisé version 2010, c’est à dire se retirant de la scène figée des Carpathes, peut-être plus assez approvisionnée en frais, pour chercher à investir son pognon dans l’immobilier parisien. On l’a compris, nous ne sommes pas ici face à un grand-guignol façon Coppola ou Rocky Horror Pictures Show, encore moins à la beauté glaçante et sidérante d’un Murnau, même si, parfois, l’esthétique n’est pas si éloignée que cela d’un certain expressionnisme. Plutôt s’agit-il d’un conte virevoltant, une friandise acidulée et craquante, dont le comte Vlad serait le meneur de revue. Très proche du Soldat, précédente réalisation de Damien Gandolfo, ce Dracula exploîte le pitch avec une débauche d’effets visuels, plutôt réussis, et quelques vraies bonnes idées de mise en scène : ainsi du jeu devant, avec et derrière le rideau, ou encore l’utilisation d’une caméra nocturne, intrusive, dont les images live accompagnent les déplacements de Renfield, le majordome fou du conte. Le public y est également particulièrement sollicité, avec cette proximité du devant de rideau, partageant parfois même les incursions des comédiens dans la salle. Dans une scéno dépouillée, éléments d’un improbable Tétris servant à tout, y compris au cercueil de Dracula dans lequel il prend ses repas de sang frais, les comédiens portent avec conviction un texte moderne, écrit par le réalisateur lui-même. Parmi ceux-ci, hormis l’incontournable Guy Simon en Dracula convaincant, citons le beau travail de Maxime Carrasso, en docteur habité, et de Philippe Altier, en psychotique insectiforme… Un bon spectacle, très visuel, servi par une troupe convaincue, dont on retiendra une scénographie efficace, un travail soigné des lumières, et la remarquable bande-son de Sebastien Piron, qui en a composé la musique. Un univers qui sied à merveille à la légende du comte, excellent Guy Simon, comme de coûtume, lequel doit se sentir comme un poisson dans l’eau, ou plutôt comme un Dracula dans son sang frais.
M.R.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Revue-spectacles.com Le webzine du spectacle vivant http://www.revue-spectacles.com/
27-07-2010
"Dracula" de Damien Gandolfo d'après Bram Stoker... ou la séduction est toujours là, et bien là ! Le comte Vlad D. a beau vouloir se retirer à Paris, la Transylvanie post-communiste n'étant plus ce qu'elle était, son appétit pour les jeunes femmes - et leur parfum, il faut vivre avec son temps - est resté le même... C'est très réussi visuellement (chorégraphies, décors, jeux de lumières et vidéos, utilisation du rideau... rouge de devant pendant les - nombreux - changements de décor) et la bande-son, tour à tour inquiétante et envoûtante, achève de nous livrer, contre notre volonté - pourtant trop consentante - à ce Dracula 2010 d'excellente cuvée !
NB : une mention spéciale pour Laure VALLÈS qui, bien que mordue dans la pièce, semble plutôt être de celles dont on est mordu...
Jean-Yves BERTRAND
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Interview de Damien Gandolfo par Mélanie Bauer sur Radio Nova
|
| © 2012 |
